La ville connue comme le lieu de la tolérance et de la générosité

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Cette petite ville jordanienne où minarets et clochers se partagent l'horizon était considérée comme un lieu de tolérance et d'hospitalité par l'UNESCO.

L'appel de l'aube résonna dans une vallée encore endormie avant que les premiers rayons du soleil ne commencent à illuminer les maisons de calcaire doré, entassées sur les pentes des trois montagnes.

"Allahu Akbar" ("Dieu est grand"), la voix du muezzin s'élevait au-dessus des dômes de la ville.

"Hajj 'ala-s-salah" ("Dépêchez-vous de prier"), crient des haut-parleurs depuis les minarets qui couvrent le paysage accidenté.

Quelques instants plus tard, les rues de la ville se sont remplies de la sonnerie des cloches des églises annonçant la messe du matin.

As-Salt, un lieu de tolérance et d'hospitalité.

Dans le centre-ville historique, des centaines de bâtiments historiques en calcaire - datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle - avec des portes cintrées, des colonnes sculptées et de hautes fenêtres luisant au soleil.

"Les bâtiments en pierre jaune sont importants, mais ils ne sont pas la raison pour laquelle As-Salt est si unique. Ce qui rend cette ville si spéciale, ce sont les gens ici, leur gentillesse. Pendant des siècles, la ville a été une étape importante pour les commerçants et les pèlerins en route vers Jérusalem, Damas, Bagdad ou La Mecque. Les résidents accueilleraient les visiteurs et leur offriraient de la nourriture et un hébergement. "Ce qui rend cette ville si spéciale, ce sont les gens d'ici, leur gentillesse", a déclaré Thaira Arabiyat, propriétaire d'un magasin.

Au XIXe siècle, As-Salt devint le siège administratif de la région, attirant des marchands de diverses origines religieuses et culturelles.

Beaucoup ont fini par s'installer dans la ville de la colline, créant des quartiers aisés où les tribus bédouines locales se sont mêlées aux marchands et artisans levantins./ 21Médias